Dimanche 3 juin 2012 7 03 /06 /Juin /2012 11:25

une-lampe-Paris-trafic.JPGFin d'année scolaire 1905 - 1906 : Henri échoue à l'Ecole Normale.

Isabelle obtient son Bac à Moulins.

 

Rentrée scolaire 1906 : Maman Barthe, (veuve),

quitte le Cher pour la première fois, s'installe avec ses petits-enfants à Paris, rue Mazarine.

"Quel crime d'avoir transplanté ma grand-mère" commente

Henri.

Mais Paris sera une ville aimée comme l'immense Porte de tous les Arts.

 

Isabelle raconte dans "Images" "Nous avons été prendre

je ne sais où un omnibus énorme au tintamarre d'enfer...

Mais de là-haut quelle étrange beauté".

une-lampe-Paris-bus.JPG

Par monique clavaud - Publié dans : amoureux de la langue française
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Vendredi 1 juin 2012 5 01 /06 /Juin /2012 11:08

Henri et Isabelle sont à Paris. Il n'oublie pas le 1er juin 1905 et sa rencontre avec la belle jeune fille. Isabelle le sait.

Elle l'écrira dans son roman "Images", témoignage subtil et plein de finesse, d'amour fraternel.

 

"Paris... Noblesse, beauté, luxe. Oui, c'est ici que pouvait fleurir cette hampe de pureté..."

 

(Henri comparait Yvonne à une hampe de lilas).une-lampe-lilas001.jpg

 

Isabelle reprend :

"Pourquoi n'y est-elle pas

revenue ?

Qui l'empêche ?

N'était-elle qu'une promesse de paradis ?...

 

Je vois toutes ces pensées

promener leur ombre lumineuse

sur le beau visage rêveur

à mon côté,

comme les grands nuages blancs

faisaient glisser

sur la Sologne dorée,

cet autre automne,

le bleu profond de leur passage".

 

 

Par monique clavaud - Publié dans : amoureux de la langue française
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Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 11:00

orage001.jpg photo de Monique

 

Juillet 1907 : Henri, admissible au Concours de l'Ecole Normale Supérieure,

rate l'oral. 

 

 Presque en même temps, il apprend qu'Yvonne de Quièvrecourt

s'est mariée.

 

Il écrit :

 

"à présent je suis seul avec la dure vie basse".

 

et à Jacques Rivière : " Tu ne savais pas ce que c'était.

C'était comme une âme éternellement avec moi".

 

Les deux jeunes gens cherchent... leur âme catholique...

Claudel sera leur guide.

Henri se rend en août 1907 chez Jacques, à Cénon, près de Bordeaux.

En septembre, les deux amis sont à la Chapelle d'Angillon.

 

2 octobre 1907 : début du service militaire d'Henri à Vincennes puis à la Tour Maubourg.

Sa mère et sa soeur venues lui rendre visite avec simplement quelques fruits

s'aperçoivent qu'il meurt de faim...

Henri tâche de continuer sa vie littéraire en lisant et en écrivant.

 

Isabelle, le 2 décembre 1907, fait un coup d'Etat... secret, en se fiançant

"clandestinement" avec le meilleur ami de son frère, Jacques.

 

Le 25 décembre, "le corps de la femme", comme son nom ne l'indique pas, est un chaste poème en prose d'Henri, qui paraît dans "la Grande revue".

 

 

 

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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 11:00

 1908 : M. et Mme Fournier sont nommés instituteurs à Paris.

 

Le 26 février 1908, Isabelle Fournier et Jacques Rivière rendent leurs fiançailles

officielles, malgré les réticences de la famille de Jacques, qui est riche...

 

Le 17 avril 1908, Henri est caporal. Le 1er octobre, il devient élève officier de réserve à Laval.

 

En 1909, il obtient le grade de sous-lieutenant à Mirande (Gers). 

Le 24 août 1909, Jacques et Isabelle se marient, ils auront leur premier enfant, Jacqueline, le 23 août 1911, après d'atroces souffrances dues à l'étroitesse du bassin d'Isabelle, qui frôle la mort lors de l'opération de césarienne qu'elle doit subir. Elle le racontera dans "Un bouquet de roses rouges". Jacques sera prisonnier pendant la guerre mais reviendra. Leur dernier enfant prénommé Alain naîtra en 1920 mais Jacques mourra cinq ans  plus tard...

 

 

Revenons en 1909 et aux grandes manoeuvres. Henri trouve sa respiration dans les lettres qu'il écrit à ses proches.

 

"Je ne suis pas trop malheureux. Je vis très obscurément sans presque penser

à rien, résigné d'avance aux misères de l'étape, et ne désirant pas même

l'arrivée au cantonnement. Cette arrivée, c'est toujours comme si nous étions arbres-dans-la-brume.jpgdes voyageurs perdus et trempés et que, dans une maison enfin découverte,

on nous laisse entrer seulement dans la buanderie froide et encombrée,

avec des mendiants... (...)

Je me souviens de ma solitude... dans ce pays ingrat... J'ai vu le lever du soleil : avant les premiers nuages rouges, il y avait une telle bande de brume

que les bouquets d'arbres des rives avaient l'air plantés sur une route de fumée.

La solitude me rend encore plus distrait que d'habitude. La nuit dernière, venu dans la cuisine avec une lampe allumée, je l'ai posée près d'une éteinte ; et suis reparti à travers les chambres en tenant la lampe éteinte

à la main."

 

 

 

 

 

 

Par monique clavaud - Publié dans : amoureux de la langue française
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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 11:00

En 1910 Alain-Fournier rencontre Jeanne Bruneau, modeste créatrice de chapeaux, aux antipodes d'Yvonne de Quièvrecourt. Leur liaison est orageuse. Il estime qu'elle l'éloigne de son idéal de pureté. Il empruntera plus d'un de ses traits pour le personnage de Valentine dans "le Grand Meaulnes".

 

Le 9 mai il signe sa première chronique dans "Paris-Journal" des initiales A-F,

ne voulant pas être confondu avec le sportif Henri Fournier.

 

Ce même mois, il rencontre Marguerite Audoux, enfant adoptée, écrivain d'une rare force d'expression.

 

En août, c'est le grand Péguy qu'il rencontre. Ils se lient d'amitié. Péguy croit avec conviction au talent d'A-F. 

 

Septembre 1911 :   période militaire à Mirande.

 

5 avril 1912 : il est présenté à Claude-Casimir Perier et devient son secrétaire. Il partage sa campagne pour les Législatives. Il fait la connaissance de sa femme, Simone, une actrice, qui deviendra sa maîtresse. A l'opposé elle aussi de l'idéal de pureté, elle rend Henri-Alain amoureux fou...

 

S'il comparait Yvonne à une hampe de lilas, voici comment on pourrait symboliser Simone :

 

 

 

 

hibiscus-2010.JPG

 

Par monique clavaud - Publié dans : amoureux de la langue française
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 11:47

 

                        FL000021

 

 

                                                                           Depuis ma fenêtre

 

 

Mon blog a cessé de vous raconter la vie d'Alain-Fournier.

Pour une cause qui n'est pas bonne mais compréhensible, mon ordi était en panne.

J'ai passé des jours sans lui.

Oserai-je l'avouer ? J'ai du mal, vraiment du mal, à accepter le fait qu'il y avait une angoisse de moins dans ma vie. Il faut dire que ces dernières semaines il m'en avait fait voir de toutes les couleurs. Lenteur au démarrage, start repair en veux-tu en voilà, même quand je n'en voulais pas. Des heures passées à m'acharner sur l'écran qui m'offrait de belles visions d'un rectangle bleu défilant de gauche à droite pour d'éphémères tentatives de réparation, jusqu'à ce que, des JOURS plus tard, apparaisse en anglais "hard disk failure" et...

 

Mon nouveau partenaire nécessite un temps d'adaptation. Il me propose des services auxquels je ne comprends pas grand-chose...

 

Je redeviens ce que j'aime tant être : une élève.

 

Merci à tous de m'excuser.

Par monique clavaud - Publié dans : amoureux de la langue française
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 11:00

une lampe les Rivière    le 11 avril 1913, Henri va rendre

visite à sa soeur Isabelle, son beau-frère Jacques Rivière et leur fille

Jacqueline, à Cénon, près de Bordeaux.

Du 13 au 28 avril, période militaire à Mirande.

Le 1er mai, il rencontre la soeur d'Yvonne, car malgré tout il n'a pas pu

oublier "l'apparition" du 1er juin 1905.

Et du 16 au 19 mai il retrouve Yvonne, qu'il n'avait pas revue depuis 1905...

et il joue avec ses deux enfants, la mort dans l'âme.

 

Mais Simone devient la maîtresse d'Henri, lui fait découvrir la sensualité, l'enflamme, l'ensorcelle... l'éloigne du domaine mystérieux pour l'entraîner dans la riche réalité mondaine.

 

Henri voudrait le divorce de Simone. Elle ne veut pas, pas plus qu'elle ne "gardera" l'enfant conçu par Henri.

 

En juillet, "le Grand Meaulnes" paraît en feuilleton dans la Nouvelle Revue Française.

En octobre, il est édité chez Emile-Paul.

Mais Simone manoeuvre dans le monde littéraire, et pas toujours dans le bon sens... ses manigances maladroites sont partiellement la cause

de l'échec du roman au Prix Goncourt le 3 décembre.

 

1914 : toujours sous l'influence de Simone, qui souhaite être l'héroïne de ce nouveau roman, Alain-Fournier commence à écrire "Colombe Blanchet" nourri par les souvenirs de Mirande.

Il élabore aussi "la Maison dans la Forêt" mais ces deux oeuvres sont

inachevées. Alain-Fournier ne souhaitait pas leur publication et il est regrettable que son voeu n'ait pas été exaucé.

 

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 11:00

une lampe 1914

 

 

dessin inspiré par des documents d'archives

 

1er août 1914, la mobilisation. Henri part pour Mirande,

rejoindre le 288è Régiment d'Infanterie dont il deviendra Lieutenant.

Le 24 août, Jacques Rivière est fait prisonnier.

Il reviendra de la guerre. Il aura un second enfant, qu'il prénommera Alain.

Le 1er septembre, Henri entre dans la bataille.

 

 

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 11:00

une-lampe-a-quoi-bon001.jpg

 

 

 

22 septembre 1914 - Alain-Fournier tombe dans une embuscade - comme dans son roman "le Grand Meaulnes" -

mais alors, il s'agissait de lui voler la carte menant vers le domaine mystérieux où il avait "par hasard"

rencontré Yvonne... cette jeune fille dont le "modèle", l'inspiration, était Yvonne de Quièvrecourt,  qui disait souvent "à quoi bon" comme si tout était terminé avant d'avoir existé.

Ce jour-là  22 septembre, au début de la guerre, alors que Charles Péguy est déjà mort, alors que Maurice Genevoix est tout près dans une autre patrouille, et qu'il entend les coups de feu et les cris... on lui vole la carte du pays de la Vie.

Il meurt avec ses 20 hommes, ses frères d'armes, tués sur les Hauts de Meuse. Enterrés par les Allemands

dans une fosse commune. Ses proches croiront jusqu'au bout qu'il n'est pas mort (sauf la belle Simone devenue veuve de Claude Casimir Perier mais qui se marie pendant la guerre... avec un ami d'enfance... sans attendre... sans vouloir savoir pour Henri...) A quoi bon...

Il faut rendre hommage à Michel Algrain qui a consacré des années à chercher le corps d'Henri-Alain-Fournier, et qui l'a enfin retrouvé en 1991.

Henri, Alain, Alban, trois personnalités dans une seule âme, repose au cimetière de Saint-Rémy-la-Calonne.

Par monique clavaud - Publié dans : amoureux de la langue française
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 11:00

une-lampe-rose-noir.JPG

 

photo de Monique

 

Jacques Rivière en pensant à son ami et beau-frère écrivait

- et nous pouvons l'écrire toujours avec lui -

"Comment rattraper sur la route terrible où elle nous a fuis,

au-delà du spécieux tournant de la mort,

cette âme qui ne fut jamais tout entière avec nous,

qui nous a passé entre les mains

comme une ombre rêveuse et téméraire".

 

Par monique clavaud - Publié dans : amoureux de la langue française
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